"Syster" de Bengt Ohlsson

Publié le par librairies-renaissance.over-blog.com

       syster benO

 

 

  • L’avis de Nourhane :

            

Syster est le neuvième roman de Bengt Ohlsson, auteur inconnu en France mais primé des plus prestigieux prix littéraires suédois.


Ce livre est très touchant, il raconte l’impact d’une disparition dans une famille et la manière dont celle-ci est vécue par chacun des membres, et spécialement par Marjorie cette petite fille qui vit au bord d’un lac avec ses parents. Son monde n’est plus le même depuis la disparition de sa sœur aînée Miriam, nous vivons à travers ce roman l’histoire du bouleversement psychologique d’une gamine confrontée à la disparition de sa sœur.


Miriam, si drôle, si brillante, a disparu sur le chemin de l’école un vendredi du mois de Mai. Miriam qu’elle jalouse, reste omniprésente malgré sa disparition. Marjorie vit cette disparition à la fois comme un soulagement mais aussi comme un bouleversement. Elle ne montre pas ses sentiments, elle semble hors d’atteinte, muée dans une espèce d’autisme. Car, même si elle aimait sa sœur, elle ne pouvait s’empêcher d’être jalouse de la relation que celle-ci entretenait avec son père. Et puis comment ne pas en vouloir à Miriam qui en partant a embarqué le bonheur qui régnait dans cette famille?

 

Nous vivons ce drame à travers Marjorie, l’enfance est mêlée à une extrême maturité, trop je le pense… Le monde de Marjorie ne sera plus jamais le même, au moment où elle pense qu’elle va de nouveau exister aux yeux de ses parents, ils décident pour mieux rechercher Miriam de la confier à la douce Tante Lise.


Marjorie vivra au départ cela comme un abandon. Mais c’est Tante Lise qui la sortira de son monde enfantin, qui l’aidera à accepter ce qu’elle est, l’inacceptable, et finalement l’aidera au fil du temps à faire son deuil.


Marjorie est attachante et l’auteur a bien réussi à aborder le thème du deuil et de la disparition d’un être cher.


 

 

  •   Extraits :

 


« Elle se dit que c'était fichu. Ils ne seraient plus jamais drôles. C'était la faute de Miriam »

 


« Pouvait-on avec de l'argent à l'infini, racheter des gens qui étaient morts? Alors maman, très calme, avait dit que c'était impossible, même en étant immensément riche »

 



« Marjorie se languissant de la mer, comme d'un grand bruit où l'on pouvait se cacher »

 

 

 

 

 

 

 

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